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Les habitants de Sainte Jeanne sont invités à publier et commenter leurs témoignages évoquant la mémoire du quartier : documents anciens, photographies, vidéos, récits-souvenirs d'événements de la vie dans la résidence...
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1 commentaire:
Je suis né à la ferme Giaume en 1936 et mes parents étaient avec moi ; mon père travaillait au gaz, ma mère faisait son jardin dans le terrain que louait Bottero et là j’allai à l’école de la Roubine en face le Casino jusqu’au bombardement et pendant un an, plus d’école… du bombardement de novembre 43 ; 3 mois à Opio et puis environ 8 mois à Ranguin ; on est retourné à la Bocca habiter à l’avenue des Cigales et jusqu’en fin 50, on est retourné à la ferme Giaume après la reconstruction de la maison jusqu’en 65, mes parents ont acheté à la Joie de vivre ; et là on venait quant on était gosse quant on allait à l’école avec les copains, on venait ici pêcher, on venait jouer, on allait marauder, on faisait un peu tout. C’était notre quartier, tout en étant à Saint Joseph qui était un quartier où on jouait principalement au ballon ou aux boules. Ici, je n’ai pas habité, je venais ici quant je venais à la pêche au bord du vallon, je passais à travers tout ça ; je connais tout le coin comme ma poche. Le palais des Aubépines… le gars était locataire là, Bottero le boxer lui il voulait refaire la piscine et ça c’est Bottero qui le louait. (…) On ramassait les poissons quand ils arrosaient une fois par mois les près.
Le quartier, on pouvait faire des cannes à pêche, c’était facile on prenait un bambou là juste où il y avait la maison des jeunes, à côté d’où je suis né, la dernière maison qu’ils ont fait, il y avait un petit champs de bambous, on coupait un bambou, on lui enlevait les branchettes et de là on braconnait avec les mains, on pêchait avec des fils, moi je m’étais fait un genre de filet avec un bout de ficelle une canne alors comme il y avait des mini rigoles dans le vallon je balançais ça dedans et je jetais des pierres et quand les poissons allaient dedans je tirais aussi bien pour prendre une anguille, c’est même arrivé de prendre des serpentous. Il y avait même les copains, que quand ils allaient à la hauteur du pont, Jean François Tonnerre au nouveau pont, il y avait des genres de cascades et ils sortaient les poissons ou les serpents par la main comme Douglas. C’était vraiment le bon temps, il y avait des chevennes, des barbots et des anguilles. Et là où on pêchait beaucoup, c’était juste à côté où il y a le grand chêne ils avaient fait un genre de … la Frayère c’était un vallon cela servait d’arrosage et là il y avait un mur d’un côté ça devait faire dans les 10 mètres de large sur 25 mètres de long il y avait un trou très profond alors là les poissons il y en avait à gogo. Une fois un cousin il avait pêché 12 barbots de fils. Et pendant la guerre quant il y avait l’armée italienne, eux ils avaient mis le feu ; moi je vois deux soldats italiens et je vais en bas et j’en vois un qui était tout nu dans le vallon dans ce grand trou et il avait jeté une grenade et alors pas mal de poissons avaient été tué et alors il nous en avait donné pour manger alors voyez ce que je veux dire, si on agrandit pas y-a rien à faire et surtout nettoyer et agrandir, parce que à quoi ça sert de laisser tous les buissons y-a tous les rats dedans qui mangent les nids alors ça sert à rien ; il aurait fallut que ce vallon fasse au moins 20 mètres de large quitte à faire la route par dessus avec des pilotis comme il font de partout pour que La Frayère … en 49-50 ils l’ont refaite et là ça fait combien, quand il ont fait ici il l’ont refaite mettons y-a 20-25 ans.
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