27.2.09

"Nous, les anciens, même les jeunes nous respectent beaucoup"

1 commentaire:

Mémoire de Sainte Jeanne, Cannes Mai 2009. a dit…

Je me présente El Ghazouani Marguerite. Ma maman a habité avant moi au bâtiment L3 c’était en 1976 elle a été parmi les premières si on peut dire le mot et c’est grâce à mon beau frère qui était commissaire au 4ème arrondissement à Cannes que il a pu avoir ce logement dans laquelle il y avait ma maman et une mami Bufort plus dans le bâtiment C une dame ; c’est tout ce qu’il y avait dans toute la cité. Je venais du Maroc vu que je suis née au Maroc, je venais voir ma maman deux trois fois par an, mon mari était haut placé au Maroc au palais et donc je pouvais me le permettre de venir plusieurs fois par an. Je trouvais très sympa le quartier. Mon beau frère habitait juste à deux pas, vu que c’était à Garibondi dans une villa à côté de l’école et quand je venais j’appréciais. Je trouvais tout le monde très gentil, j’ai vu naître beaucoup d’enfants. Ma maman prenait soin des écoles, quand ils sortaient, quelques gamins venaient prendre le gouter et elle, cela l’amusait elle était tellement contente de les avoir. Et malheureusement ma maman était là lorsque mon mari est décédé au Maroc. Vu que comme je n’avais plus personne comme famille là bas, et tous mes enfants : une à New York et deux à Lyon et mon fils aussi en Floride donc je suis venue vers ma mère et j’ai habité avec elle de 81 à là. Ma maman est décédée en 85 ; et puis où je regrette infiniment, c’est qu’avant on avait un Casino, une boulangerie, on avait une papeterie, et ça se passait en famille parce que chaque fois que j’allais faire les courses, on parlait de tout et de rien mais c’était tellement sympa que maintenant il nous manque énormément tout ça.
Les jeunes ils ont fait un peu les fous, ils ont grandit, ils ont muris, ils sont partis ils ont construits à Pégomas, l’autre au Ribot, ils sont rentrés au club Med. L’autre il est parti chez lui et tout se passe très bien et ce que je maintien et je tiens beaucoup à le dire c’est que les jeunes nous respectent. Même les jeunes quand on dit qu’ils sont fous, eux ils savent avec qui ils sont fous, pas avec nous, nous les anciens ils nous respectent. Et pourtant il y a un mélange terrible : des tunisiens, des algériens, des marocains, des français, des portugais ; on est tous mélangeait mais tous en famille. Et puis on a de très beaux souvenirs de mardi gras où tout le monde se déguisait les petits et ça faisait énormément plaisir, on participait, on faisait des gâteaux, on apportait la boisson. On a eu aussi un très beau souvenir c’était la neige. Ça c’était splendide parce que les enfants étaient comme des fous et même moi qui était plus âgée, je disais à ma mère « j’aimerai tant que ça revienne la neige », ma mère disait « c’est tout ce que tu demandes », je disais « regardes c’est joli les arbres, les enfants ».
Au début, c’était tellement mouvementé je n’arrivais pas à capter le pourquoi on allait battre les immeubles, que c’était criminel ça, qu’est ce qui allait faire une route, cette route moi je pense toujours aux enfants traverser parce que c’était dangereux mais conclusion quand je vois comment ils sont entrain de transformer la chose, je crois que c’est très important ça va changer en mieux.
Les commerçants, y avait des jeunes un peu déboussolés et puis ils ont fait des bêtises, ils ont été dégoutés ils ont tout fermé. Mais vraiment, on est touché par la chose parce que nous pour acheter le pain on doit aller à Caravelle là bas. Alors moi quand je reviens je suis morte.
Moi j’avais posé la question parce que j’étais intéressée par la végétation de cette rivière, je pensais qu'on devrait aménager cette rivière de façon à ce qu’elle ne se salisse pas et qu’on est une belle vue car c’est très beau les canards avec les petits, même les enfants sont fous de joie mais malheureusement on la laisse pas propre et c’est ça la cause notre rivière est polluée, ya des moustiques, on a des rats et tout ça cela doit être étudié parce que c’est grave si l’on laisse cela comme ça.